Cette petite histoire pour installer le doute dans les esprits formatés par le féminisme: les femmes et leur supposée incompétence au volant seraient-elles plus qu'un mythe?
Il était une fois un samedi d'octobre 2008:
Roulant dans mon beau carrosse avec équipement nécessaire pour conduite par être fait de chiantitude et de maquillage, je sortais de la partie basse de la Beauce afin de rejoindre mes amis habitant le haut territoire.
Je m'apprêtai à rentrer sur le territoire chartrain lorsqu'une mésaventure me tomba dessus à quelques minutes de ce qui aurait dû être mon arrivée:
Il est 18heures, sur la rocade c'est l'heure de pointe, le rond point est engorgé par une armée de deux, quatre, ou plus, roues, s'agglutinant les uns près des autres. Arrivée au niveau de la ligne de départ, j'attends le moment d'être sûre qu'aucun carrosse ne viendra endommager le mien si précieux. Le moment arrive... Première enclenchée, mains sur le volant, pied gauche sur l'embrayage, pied droit juste posé sur l'accélérateur prêt à participer à l'inversion de la positions des deux pédales précédemment citées... Je m'élance!
Allant tout droit, je prend soin de correctement rester dans la file de droite, mes yeux scannent par mesure de sécurité les différents points de contrôle, les doigts de ma main droite sont sur le clignotant, prêts à donner le signal de ma direction dès que la première intersection sera passée.
Tout aurait pu très bien se dérouler si au moment de passer notre fameuse première intersection, en vérifiant par acquit de conscience mon angle mort gauche, un objet roulant identifié Clio dernier modèle, ne s'était pas lancé vers moi après un magnifique tour de volant tel un trombone croisant la route d'un aimant. Voyant immédiatement ce qui allait se produire, je tente un freinage qui s'avérera efficace mais je suis très vite désabusée en voyant mon amie Clio continuer de tourner vers moi sans faiblir en vitesse. Moi alors à l'arrêt je regarde, avec une certaine blazitude, ce 4roues emboutir le mien. (Blazitude oui car je viens deux secondes plus tôt d'éviter un autre conducteur qui m'avait coupé la route, et bien d'autres à chaque fois que je passais ce rond point fortement fréquenté.). La voiture folle elle, arrête sa course quelques mètres devant moi.
Et le pire vient à ce moment là...
Le pire, c'est ce qui sort de la voiture. Je commence par voir le passager, une sorte de tentative de mi-racaille, mi-Matt Pokora bien peu convaincante. Mais la vraie perle, sort du côté conducteur: une fille (oui déjà ça commence mal, et puis comment se fait-il que le garçon l'ai laissé conduire?!) , en mini-robe imprimé, avec doudoune à col de fourrure et bottes imitation santiags avec perles et paillettes multicolores. La fille, nous l'appellerons Hystérica (vous comprendrez pourquoi tout le long du reste) regarde sa voiture, « constate » les dégâts rapidement et commence alors à ouvrir la bouche: « Ah non alors! Elle est toute neuve on fait un constat! » (me regardant de manière bien peu amicale).
Je suis alors toujours aussi peu inquiète et commence déjà à sourire intérieurement. En effet, il suffit juste de connaître son code de la route pour savoir que Hystérica va se faire taper sur les doigts par son assurance. Mais bon... à ce moment là elle est persuadée du contraire...
Je me gare alors sur le bas côté, on se rejoint, papiers en mains et là le florilège de débilités et méchancetés débute. Hystérica me regarde, me jauge, se dit sûrement qu'une bonne bouille comme la mienne elle n'en fera qu'une bouchée. Elle commence donc: « Mais c'est n'importe de pas mettre son clignotant sur le rond point, ça va pas non?! ». Je lui explique alors que l'on ne met pas son clignotant avant d'avoir dépassé la première intersection lorsque l'on va tout droit. Là le clone de M.P tente d'intervenir mais on sent que ce n'est pas lui qui porte la culotte et est donc peu convaincant « ...si si.. elle a raison tu aurais dû mettre un clignotant... » (il regarde ses pieds et sa voix est aussi élevée qu'un gamin rouge de honte qui vient d'être pris en faute). Elle reprend alors la parole: « Non n'importe quoi t'as vu ça où , j'te f'rais dire que je connais mon code de la route, et pis en plus tu m'as doublé par la droite ». Là je constate que j'ai encore à faire à une gougnafière qui prend les deux voies du rond point, qui servent à organiser la circulation, pour les quatre voies d'une autoroute, mais je ne me lance même pas dans le débat, je ne voulais pas encombrer ses neurones. Elle s'éloigne alors pour appeler son pauvre père et j'entends qu'ensemble ils élaborent un plan pour tenter de me crucifier sur le fameux constat. Mais le père semble aussi érudit que la fille (les chiens ne font pas des chats) alors je ne trésaille toujours pas. Cependant je profite de cet interlude pour appeler mes contacts personnels, lesquels je sais ont un bagage intellectuel beaucoup plus solide que celui d'Hystérica.
10minutes plus tard voilà donc nos valeureux chevaliers débarquant cheveux aux vent.
Je leur explique rapidement la situation, leur traitement de l'information étant bon, ils comprennent rapidement. Je ferais ici un résumé des répliques cultes des divers personnages de l'histoire durant la demi-heure qui est venue (ma mémoire étant courte, si nos acteurs avaient d'ailleurs l'obligeance de bien vouloir m'en communiquer d'autres...):
« en gros ce que vous voulez savoir c'est qui va payer la bombe de peinture ». Toufynou
« Je suis juriste. » Etienne. Phrase accueillie par un:
« j'men fous » Hystérica.
« si tu vas tout droit tu dois te mettre au milieu du rond point » Hystérica.
« faut toujours mettre un clignotant, même quand on va tout droit » Hystérica (qui radote et je lui retorque donc:)
« Mais le clignotant au milieu du véhicule n'existe pas encore » Moi (phrase banale accueillie par un:)
« T'es conne » Hystérica.
« Tu la traite pas de conne » Toufynou
« Je m'excuse » Hystérica (qui n'avait pas le choix, l'individu Toufynou faisant deux têtes de plus qu'elle).
Au bout du compte nous parvenons tant bien que mal à faire un constat. Hystérica tient à faire les dessins et je la laisse faire car je comprends rapidement que se sentant pleinement dans son bon droit, elle décrit et dessine parfaitement ce qui s'était passé au détail près. Elle m'a donc dessiné une belle voiture coupant la route à une autre belle voiture en faisant un parfait angle droit au niveau exact de l'intersection (prouvant alors qu'elle ne s'était pas insérée avant). Et elle s'assassine aux niveau des observations en notant « voiture A SANS CLIGNOTANT malgré trafic INTENSE » . Bien sûr au passage elle allonge la liste des dégâts pensant me mallusser à vie.
Les aux revoir les moins sincères du monde se font et chacun repars de son côté. Je contemple, satisfaite, mon constat imaginant déjà la tête de madame le jour où son assureur l'appellera.
Quelques jours plus tard l'assureur m'appelle me confirmant bien ma non-faute, me demande si les dégâts sont bien nécessaires à faire réparer. Je lui explique que ma charmante rencontre fait que je serai impitoyable et confirme la décision de me retourner contre l'assurance d'Hystérica.
Résultat de l'expert: trois grosses pièces de carrosserie à changer pour seulement 20cm de fines éraflures= 5000euros. Bah oui tout de même on ne va pas rapiécer, ma voiture n'est pas un patchwork, elle mérite une beauté à la mesure de sa conductrice. ;-)
Je ne suis pas mécontente d'avoir laisser la part de pestouille féminine parler pour moi ce jour là. Là où l'intelligence passe, Hystérica trépasse...
« J'ai un problème d'intégration, un jour sur deux une grosse tête de con... » Anis « intégration ».